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Dossier The International 2015

Après TI8, un paysage compétitif largement recomposé

22 septembre 2018 à 21:55 | Par Darwyn | 32 commentaires

La conclusion de The International ouvre chaque année une période intense de transferts, qui s'est achevée rapidement en 2018 compte tenu de la reprise précoce des compétitions.


Trois semaines : c'est le délai dont les équipes ont disposé entre la fin de TI8 et la date limite d'enregistrement des rosters pour le premier Major de la saison, Kuala Lumpur, elle-même suivie immédiatement par le lancement des Open Qualifiers puis des Qualifiers régionaux pour ce tournoi. C'est peu, puisque le temps du shuffle est généralement plus long, mais cela s'explique par les dates tardives de la huitième édition de The International.

A l'issue du processus, il y a bien entendu de très nombreux changements, pour lesquels nous bénéficierons des lumières de quelques membres de la FroggedTV. Toutefois, avant de les aborder, il convient de noter un fait intéressant : cette année, davantage d'équipes qu'auparavant ont choisi de ne pas procéder à des modifications après The International. En 2017, seules quatre équipes avaient fait ce pari de rester ensemble (Team Liquid et Newbee, les deux finalistes, mais aussi LFY et Virtus Pro, respectivement top 3 et top 6).

 

Sauf coup de théâtre, OG reviendra sans modification après des vacances bien méritées.

 

Après TI8, ce sont cette fois sept équipes du tournoi qui ne bougent pas. On retrouve parmi elles le top 4 dans son intégralité : OG (du mois à ce qu'il semble, puisque les vainqueurs de TI ont pris la décision de ne pas participer au premier round de tournois de la saison), PSG.LGD, Evil Geniuses et Team Liquid. Virtus Pro (top 6), Winstrike Team et Team Serenity (top 12 toutes les deux) ont fait de même, poussées par un résultat meilleur qu'escompté. Et paiN Gaming, qui a remplacé son position 5 Duster par son coach Misery, n'est guère éloignée de ce qu'elle était à TI.

S'il est courant de voir des vainqueurs voire des finalistes de The International rester ensemble (pour les vainqueurs, seuls Na`Vi en 2011 et EG en 2015 ont remplacé un joueur après TI), il est plus rare d'avoir autant de line-ups rester ensemble. A bien y réfléchir, pourtant, la décision est loin d'être absurde.

En effet, les premiers mois d'une nouvelle saison compétitive ressemblent souvent beaucoup aux derniers de la précédente : la méta évolue assez lentement jusqu'à ce qu'un gros patch sorte (vers octobre/novembre), et procéder à un changement précipité peut aboutir à une composition inadaptée à la nouvelle donne intervenant deux mois plus tard. Repousser le shuffle après ce gros patch a un sens, car cela permet de mieux appréhender ce qu'il faut corriger et modifier. Par ailleurs, il peut être dommageable de briser une dynamique de groupe qui fonctionne encore.

 

The International marque la fin de la saison : sa conclusion signifie l'ouverture d'une nouvelle, mais aussi un nouveau départ, pour ceux qui n'y ont pas brillé.

 

Ces dernières années, les équipes compétitives ont eu tendance à reshuffle à plusieurs reprises au cours d'une saison. Aux départs et arrivées de septembre ont souvent été ajoutés des ajustements sur la fin de l'année civile ou le début de la suivante. La dernière saison a vu l'apogée de ce mouvement, avec un shuffle incessant touchant les équipes avec peu de DPC : les Open Qualifiers pour TI8 n'avaient jamais été aussi encombrés, puisqu'un changement après le mois de février envoyait directement en Open.

A The International 2018, on ne trouve que cinq équipes qui ont fait toute la saison 2017-2018 avec le même roster, Team Liquid, Team Secret, Mineski, Vici Gaming et Newbee ; les autres ont modifié un ou plusieurs joueurs entre décembre et février, voire encore plus tardivement, avec les cas exceptionnels d'OG et Evil Geniuses. Cela ne représente que cinq équipes sur dix-huit (dont deux dans le top 8). Puisqu'il devient presque indispensable de changer de composition en cours de saison, est-il vraiment nécessaire de le faire dès la conclusion de The International ? Rien n'est moins sûr, peut-être vaut-il mieux éviter un mauvais départ dû à une transformation ratée et rester sur ce que l'on connaît.

Une fois ces considérations générales écoulées, il est temps de passer au cas par cas. Qu'est-ce que ce début de saison nous réserve, région par région ?

 

Une scène chinoise méconnaissable

Habituellement, les équipes chinoises privilégient la période février-mars, correspondant au Nouvel An chinois et à la fin des contrats, pour les grands mouvements de troupes. Cette année, deux raisons expliquent des changements plus importants : la règle de Valve interdisant à une organisation d'envoyer deux équipes à TI9, qui pousse à l'émiettement, et surtout la catastrophe enregistrée à TI8. Seule l'équipe PSG.LGD a réussi son tournoi, les cinq autres équipes chinoises en lice ne faisant pas mieux que top 12. Sans surprise, elle n'a pas été affectée par le maëlstrom post-TI, comme Team Serenity, dont le top 12 inespéré reste une belle performance.

Après un infamant (et surprenant) top 16, Newbee a mis fin à un roster qui a duré deux années complètes, l'un des plus stables de l'histoire de Dota 2, en réorganisant son offlane : kpii et Kaka, les deux plus anciens membres, ont été remplacés, respectivement par Inflame (qui jouait chez LFY à l'époque de TI7) et CatYou, venant de Newbee Young. Cependant, après l'échec cuisant subi dans le Qualifier pour le Major de Kuala Lumpur, il semblerait que CatYou ait été renvoyé dans ses pénates, sans successeur pour le moment. Affaire à suivre...

 

Dota 2

Deux années, une finale de The International en 2017 et 579 parties ensemble : le troisième groupe le plus soudé de l'histoire de Dota 2 (après Alliance 2013 et Fnatic version Europe) n'est plus.

 

Vici Gaming, autre équipe qui a durement encaissé TI8, a remplacé pas moins de trois membres : seuls les deux cores Paparazi et Ori restent. La nouvelle VG est clairement rajeunie, avec l'arrivée de Yang, Fade (deux ex-joueurs de VG.Thunder) et surtout le petit nouveau Dy, passé par VG.Potential en début d'année.

Du côté des autres structures historiques, tout est sens dessus-dessous : Invictus Gaming a remplacé tous ses joueurs, en récupérant trois membres de iG.Vitality. Il n'y a finalement plus de vétéran de renom chez iG. EHOME tente de revenir autour des deux anciens de Wings, Faith_bian et innocence, qui avaient rejoint la structure il y a plus d'un an, mais là encore les vétérans sont absents.

D'autres équipes, qui ont joué un rôle de premier plan sur les dernières saisons, ont totalement disparu : c'est le cas d'iG.Vitality, absorbée par iG, ou de LFY. CDEC risque de redevenir une équipe négligeable. Les vétérans, les joueurs historiques du Dota chinois, se retrouvent éclatés dans de nombreuses équipes, parfois créées de toutes pièces dans ce shuffle : c'est le cas de la Team Aster, avec Sylar, Xxs, BoBoKa et Fenrir (et BurNIng en coach), de Royal Never Give Up qui récupère Monet ou 343, de DeathBringer Gaming où l'on retrouve LaNm (et manifestement un lien fort avec EHOME), de la nouvelle line-up Newbee, Mr Game Boy qui ressort Ferrari_430 de la naphtaline, mais aussi de Team Root avec ddc ou Yao...

Une chatte ne retrouverait pas ses petits sur la scène chinoise, longtemps marquée par des transferts incestueux et un vivier limité de joueurs. L'éclairant v0ja de la FroggedTV nous livre ses réflexions à ce sujet :

PSG.LGD reste ma favorite. Elle n'a pas été concernée par le shuffle et j'ai un éternel faible pour elle. Parmi les équipes reformées, Team Aster me paraît avoir une line-up bourrée de potentiel avec des bases solides.

Pour moi, ce shuffle chinois ressemble à ce qu'il a pu être : on prend des joueurs emblématiques, installés depuis longtemps et on leur greffe des nouveaux talents ou des joueurs qui ont moins d'expérience. Certains anciens comme Ferrari font leur retour, ça nous fait sourire ou rêver. L'arrivée de nouvelles structures comme RNG montre que la scène est en constance expansion et en perpétuelle évolution !

 

En Europe, chamboulement ou non ?

La scène européenne a été a priori moins affectée. Team Liquid et OG n'ont pas bougé, Team Secret s'est contenté de remplacer son carry et son offlaner (les deux joueurs entrés un an plus tôt) : Ace cède la place à Nisha et Fata à zai, qui fait son retour à ce poste et dans l'équipe. Les trois autres membres de Team Secret débutent donc une troisième saison ensemble.

On serait tenté de hausser les épaules à ce stade en se disant que, comme depuis trois ans, le reste n'a aucune importance : ces trois équipes écraseront la scène européenne. Ce serait cependant une erreur. D'abord parce que les invitations dans les Majors disparaissent, ce qui obligera les grosses équipes à se battre contre les prétendants (Team Liquid a de fait déjà trébuché dans le Qualifier pour le Major Kuala Lumpur...), ensuite parce que OG délaisse les premiers tournois de la saison, ce qui laisse de la place, enfin parce que de nouveaux acteurs arrivent.

Plusieurs équipes d'Europe du Nord retentent leur chance : Alliance et The Final Tribe alignent des noms déjà connus. Mais la line-up la plus prometteuse est sans doute celle des Ninjas in Pyjamas. Après plus d'un an d'absence sur Dota 2, NiP fait son retour avec une équipe composite dirigée par... ppd ! L'un des plus grands capitaines de la scène nord-américaine débarque en Europe, après avoir beaucoup critiqué en son temps sa scène Dota. Il conserve 33 de son équipe précédente, OpTic Gaming, s'adjoint les services des deux anciens Secret Ace et Fata (qui retourne au mid) et rappelle Saksa, que l'on a peu vu l'an dernier.

Derrière se retrouvent en outre de multiples stacks dont l'avenir sera suspendu à d'éventuels résultats, ou à leur absence. Que retenir de tout cela ? Namax partage avec nous son opinion, après avoir largement suivi le Qualifier européen pour le Major :

Les équipes qui m'inspirent le plus sont OG, pour des raisons évidentes, mais aussi NiP. Au-delà du retour bienvenu de la structure sur Dota, ppd a toujours été un excellent capitaine, capable de s'entourer de joueurs greedy : il en a quatre dans sa line-up ! J'espère donc voir fonctionner ça au plus haut niveau lors du Major.

Globalement ce shuffle manque d'injection de sang frais, la plupart du temps ce sont de simples échanges de joueurs sans réelle addition de nouveaux talents, à l'inverse de ce qu'on peut voir par exemple en Chine.

Ce qui va être intéressant, toutefois, c'est qu'on a l'air d'avoir quatre ou cinq équipes qui sortent du lot. Elles vont se battre pour avoir au maximum trois places dans les tournois. Donc la compétition entre Liquid, OG, Secret, NiP et pourquoi pas Alliance risque d'être relevée.

 

Les légions soviétiques en ordre de bataille

La zone CIS nous a habitués à un shuffle permanent et violent. Le cru septembre 2018 n'échappe pas à la règle, même si Virtus Pro et Winstrike Team n'ont pas bougé (sauf pour le coach de VP, suite au départ d'Artstyle). D'autres équipes prometteuses de la fin de la saison précédente, en dépit de leur absence à TI, ont suivi le même chemin : Espada, Elements Pro Gaming.

Impossible de ne pas débuter par l'inimaginable : après huit ans, HUIT, les routes de Natus Vincere et de Dendi ont bifurqué - enfin !, diront certains. Beaucoup de rumeurs ont couru sur son atterrissage ailleurs, pour le moment Dendi n'est plus dans l'équation. Na`Vi, de son côté, n'a conservé que Crystallize de la saison précédente et a rappelé SoNNeikO pour diriger la nouvelle line-up.

 

 

Natus Vinctere, champions du monde 2011

Dendi faisait déjà partie de Natus Vincere avant que Dota 2 n'existe et a remporté The International 2011 avec.

 

Pour le reste, tout est toujours aussi difficile à suivre dans la région. Team Spirit ne comporte désormais plus qu'un seul joueur originaire de la zone, fng, les quatre autres venant d'Europe. Vega Squadron et Team Empire ont modifié respectivement trois et quatre membres. Double Dimension a sombré.

Deux nouvelles line-ups ont fait une entrée remarquée dans le début de saison : Odium, une équipe ukrainienne menée par Lil, et surtout ferzee, sorte de nouvelle équipe de CIS Rejects qui est parvenue à se qualifier pour le Major en éliminant Na`Vi, Winstrike Team, Espada et Team Spirit !

Qui de mieux, pour nous aider à nous repérer dans cette scène qui a somme toute beaucoup changé, que le fan absolu du jeu CIS, YouYou ?

Dans ce début de saison, je vois quatre équipes se démarquer. Virtus Pro, évidemment, c'est le leader de la zone depuis deux ans, elle a de très bons résultats internationaux et une forte persévérance. Attention tout de même à la nouvelle formule avec le changement de coach.

Winstrike est l'exemple même d'une équipe qui a travaillé durement depuis le début de l'année 2018, qui a fini par avoir des résultats. Il faut cependant sortir des vacances après TI8.

Odium est une énième équipe de potes, sous le joug de Lil. Cette line-up 100 % ukrainienne sent la revanche et risque d'être au rendez-vous... si son capitaine ne l'a pas fait disband avant !

Enfin ferzee est sans aucun doute la grande surprise de septembre. Elle a réussi à éliminer quatre équipes qui paraissaient plus forte sur le papier, en jouant dos au mur. On espère qu'ils nous fassent une Ad Finem / Team Kinguin et qu'ils décrochent une vraie structure.

Dans l'ensemble, le shuffle CIS est une coutume qui donne lieu à beaucoup d'échecs pour peu de réussite. Il est essentiel pour débuter bien la saison, et le cru 2018 montre les efforts fournis par la scène, avec la stabilité des équipes fortes, le départ de Dendi de Na`Vi, le gamble européen de fng, Lil qui monte son équipe pour ne plus jouer au yoyo...

 

En Asie, réorganisation générale

The International 2018 a été cruel pour la scène SEA après deux éditions fastes. En conséquence, les équipes ont choisi de se renouveler largement : aucune tête d'affiche ne demeure en l'état.

Dota 2
Fnatic abandonne sa line-up trans-région pour attirer deux joueurs de Mineski, iceiceice et Jabz, ainsi que MP pour épauler Abed. Ce dernier reste, avec DJ, tandis qu'EternalEnvy, Universe et pieliedie repartent vers d'autres cieux. Pour Mineski, le top 12 à TI8 a été une grosse déception : trois joueurs changent tandis que Mushi bascule en position 5. On relèvera surtout le retour de kpii dans sa scène d'origine, après son éviction de Newbee.

Les équipes TnC ne ressortent pas non plus indemnes. Tigers s'émancipe de sa structure d'origine et remplace son carry et son offlaner (avec l'arrivée de MoonMeander, bien loin de chez lui). De manière amusante, TnC Predator renouvelle les mêmes postes avec les départs de Raven et Sam_H, deux piliers de l'équipe ; ninjaboogie et Gabbi arrivent, tandis que Kuku bascule à l'offlane, son troisième poste différent en un an.

Derrière ces quatre équipes qui composaient le top SEA la saison précédente se trouvent bien entendu de multiples rosters en embuscade, sur une scène toujours aussi foisonnante. Hugo nous indique en quelles équipes il croit le plus pour saison qui s'ouvre :

TnC récupère l'ancien duo de cores de Clutch Gamers (Armel et Gabbi) dans un roster plus expérimenté, et avec un très bon duo de supports. Je m'attends à de nombreuses places d'honneur dans les tournois internationaux, mais il faut voir à quel point ils parviendront à accrocher le top Tier mondial.

Fnatic aligne une autre énorme line-up SEA. Il y a beaucoup de skill et des joueurs qui ont prouvé qu'ils sont au niveau des meilleurs. Pour moi, il y a une incertitude sur MP qui a été transparent dans ses derniers tournois. On les verra sans doute beaucoup aussi à l'international, j'ai moins d'espoir pour eux mais je suis persuadé qu'ils sauront créer la surprise à quelques reprises.

Enfin Tigers. La line-up change un peu par rapport à celle des qualifications pour TI8 qui avait fait un beau parcours, mais ils ont réalisé un mercato intéressant en préservant leur noyau (1437 et Inyourdream). J'ai hâte de les voir en action, je pense qu'ils ont le niveau pour s'exprimer au-delà de leur zone.

 

America, Americas

Dota 2
Pour terminer, la situation dans les deux scènes américaines est... contrastée. De manière étonnante, alors que les équipes nord-américaines ont bien mieux réussi à TI8 que ce à quoi l'on aurait pu s'attendre, la scène NA se dépeuple. Il ne reste que trois véritables équipes (aux côtés de stacks divers), après la disparition d'OpTic Gaming ou d'Immortals. L'une d'elles est bien entendu Evil Geniuses, qui a très logiquement choisi de ne rien changer, forte de son top 3 et de sa réorganisation en mai 2018 à peine.

A côté d'EG se trouvent Forward Gaming, qui correspond globalement à VGJ.Storm avec un offlaner différent : Universe revient en Amérique du Nord et prend la place de Sneyking (parti chez coL), ce qui peut difficilement être vu autrement que comme une amélioration notable.

La troisième équipe notable de la scène est compLexity Gaming, dans une version rénovée - trois changements de joueurs - et particulièrement étrange, puisqu'elle accueille EternaLEnVy à la position... 5. Une incongruité qui risque de surprendre un certain temps. Un joueur philippin, Skem, prend pour sa part le poste de carry (après un interlude avec Fear pour le Qualifier au Major).

De manière amusante, coL ne s'est pas qualifiée au Major de Kuala Lumpur, alors même que trois places étaient accordées à la scène NA. Un stack composite où se retrouvent deux Coréens, anciens de MVP Phoenix, leur a grillé la politesse sous le nom "Marchoutofarmy" (le Coréen March s'était retiré après TI6 de la compétition pour accomplir son service militaire et réalise donc son retour).

 

Dota 2
La scène sud-américaine contraste par sa vitalité avec son homologue septentrionale : de nouvelles équipes se forment et la scène attire davantage les joueurs venus d'ailleurs. paiN Gaming, qui s'est imposée in fine lors de la saison précédente comme la meilleure équipe de la région, reste globalement la même, hormis le remplacement de Duster à la position 5 par le Danois Misery, auparavant coach de l'équipe.

La structure paiN s'agrandit par ailleurs avec la constitution d'une line-up appelée paiN X. On y trouve trois joueurs venus des Etats-Unis, dont l'ancien mid d'OpTic Gaming, CCnC. En revanche SG e-sports n'a plus d'équipe Dota 2 pour le moment.

Du côté du Pérou, Infamous a beaucoup changé. Avec un Bolivien et un Argentin, l'équipe poursuit son internationalisation autour du capitaine et joueur mid Papita. Une équipe formée autour des anciens d'Infamous (notamment Kingteka et Accel) s'est composée sous le nom de Braxstone.

Pour le moment, les deux équipes paiN Gaming semblent dominer leurs adversaires, fortes de l'expérience plus longue de certains de leurs membres. Les équilibres ont cependant bien le temps d'évoluer, sur la scène compétitive la plus neuve et la plus riche en opportunités, puisqu'elle disposera à chaque Major de deux places.

Luciqno, sollicité pour donner son avis sur le shuffle en Amérique, n'a malheureusement pas eu le temps (ou le courage ?) de le faire : passons-nous de conclusion !